
Bienvenue dans les sauts quantiques de l’existence, quand l’échéance est proche…
Deux femmes d’âges différents.
Elles n’ont pas la même vision du monde.
À un certain moment – mais quand ? – elles ont entendu « toc ».
Et tout de suite après, à leurs pieds, il était là : le lapin mécanique.
Suivre un lapin, ça fait changer d’espace…
L’espace de tout ce qui aurait été possible et qui, apparemment, n’a pas été.
Mais qui sait ?
Je ne suis pas un coquelicot, ou bien…
écrit et mis en scène par Roxane Rizvi
avec Chantal Pétillot et Elsa Goulley
Durée de la pièce : 50mn / Tout public à partir de 12 ans
Retrouvez la captation du spectacle en cliquant ici.



Cette pièce a été présentée le samedi 2 septembre à 18h à la Maison des Sources EATU de Marvejols (Lozère) avec le soutien de la DRAC Occitanie et de l’ARS, dans le cadre de la résidence d’artistes UTOPIE 24 de la compagnie Le Plateau des Sources Rouges.
Cette résidence a abouti à la création d’un espace visuel et sonore avec les personnes handicapées accueillies à la Maison des Sources : « Utopie 24, le bureau oublié », installation où l’on entend les voix enregistrées de tous, à partir de textes écrits avec eux et pour eux. Fiction d’un bureau, peut-être le dernier, où l’on travaillait à un monde meilleur.
Pour créer « Utopie 24 », nous avons commencé par essayer de nous souvenir de ce qui, au cours de notre vie, nous avait émerveillés, et, de ce fait, nous avait fait du bien. La pièce « Je ne suis pas un coquelicot, ou bien… » est en résonnance avec cela : ce qui reste possible lorsqu’on a tout perdu – une autre façon de regarder, peut-être, et surtout, de rencontrer l’autre…
Ensuite, il y a eu la résidence artistique de Lilas en Scène la semaine du 10 mars 2025, suivie de deux sorties de résidence les vendredi 14 et samedi 15 mars à 20h.
Le spectacle sera à l’affiche du Local des autrices du 8 au 18 janvier 2026.
C’est l’histoire d’une rencontre à la fois inattendue et inévitable : celle de la mort.
Les deux personnages en scène se rencontrent dans ce no man’s land de l’entre-deux : pas tout à fait mort, plus tout à fait vivant. Mort brutale, « inattendue », comme lors d’un accident ou d’un attentat. Stupeur, donc, le temps de réaliser qu’on passe à « autre chose ». Et finalement, c’est très vivant…
Et si, à un niveau existentiel, et surtout face à l’échéance ultime, on ne percevait plus le temps comme une succession d’événements qu’on interprète comme des causes de conséquences inévitables ?
Et si on changeait le scénario à partir de tous les possibles que recélait l’évènement passé ? Non qu’on puisse changer le passé, non qu’on change seulement le regard qu’on porte sur l’événement – ce qui serait déjà beaucoup -, mais, plus encore, dans l’instant présent, si on choisissait l’une des possibilités qu’on avait alors laissées de côté ? Dès lors, que va-t-il se passer ?
